Tout le monde parle de RAG et de gestion documentaire. C’est la bonne conversation, mais elle s’arrête à mi-chemin. Voici ce qui manque — et pourquoi les 12 prochains mois vont séparer les entreprises en deux groupes.
Le contexte est devenu la matière première
Piloter un modèle de langage, aujourd’hui, c’est piloter son contexte. Un agent ne vaut que ce qu’on lui donne à savoir.
C’est exactement pour ça que le marché s’est rué sur le RAG et sur la gestion documentaire : ce sont les tuyaux qui amènent le contexte jusqu’à l’agent. Sans eux, un agent est brillant et aveugle.
C’est nécessaire. Ce n’est pas suffisant.
L’angle mort : le contexte ne circule que dans un sens
On dit des agents qu’ils sont autonomes. Ils le sont — sur des commandes qu’on lance.
Ils ne le sont pas sur des états de lieu. Un agent d’aujourd’hui attend qu’on lui écrive. Il exécute, il rend son travail, il s’arrête. Il ne lève jamais les yeux sur ce qui a changé autour de lui.
C’est un employé compétent qui ne travaillerait que sur demande écrite, et qui ne remarquerait jamais qu’un dossier vient de bouger, qu’un client vient de répondre, ou qu’un chantier vient de déraper.
Ce qu’on construit : des agents qui réagissent à des états
Le prochain palier, c’est qu’un agent autonome soit capable — par expérience ou par enseignement — de réagir à un état de contexte : qu’un contexte change, qu’il évolue, ou qu’un nouveau contexte apparaisse.
Pas « exécute cette tâche ». Plutôt : cet état a changé, voici ce que j’en fais.
C’est une des choses que Somcraft Cowork va nous permettre de faire, et c’est là qu’est notre travail en ce moment.
Notre lecture des 6 à 12 prochains mois
Le développement logiciel va devenir de la production documentaire.
Écrire un système cessera d’être un chantier compliqué, réservé à des spécialistes ou à des ressources externes. Ce sera un acte de production comme un autre.
Les équipes TI de demain vont construire les usines, pas les produits
C’est le déplacement qu’il faut voir venir. Le produit — l’application, le rapport, le dossier traité, l’automatisation — sera de plus en plus fabriqué par la machine. Le travail des équipes informatiques remonte donc d’un cran en amont : concevoir et opérer la chaîne qui produit, pas la pièce qui en sort.
Ce dont les entreprises vont avoir besoin à ce moment-là, ce n’est pas d’un développeur de plus. C’est d’agents qui construisent leurs infrastructures, leurs systèmes et leurs automatisations.
C’est précisément là que l’agentique est la plus performante : sur la structure, pas sur l’intuition.
Et l’ordre n’est pas négociable
Une fois ces fondations posées, on peut monter des agents opérationnels dans le domaine métier de l’entreprise — ceux qui traitent les dossiers, les clients, les opérations réelles.
Pas avant.
Déployer des agents métier autonomes sans la structure en dessous, ce n’est pas possible. Ça prend une équipe agentique capable de supporter les agents dans leur opération : les faire naître, les tenir à jour, leur donner accès au bon contexte, les surveiller, les corriger. C’est la base, et il n’y a pas de raccourci.
Ceux qui attendent vont frapper un mur
Le morceau qu’on construit aujourd’hui est exactement ce qui nous prépare à aller beaucoup plus loin dans 6 à 12 mois.
Ceux qui ne prennent pas cette voie et continuent dans le traditionnel vont frapper un mur — et devront faire un pas de côté, parce que l’évolution ne leur permettra pas de faire le saut depuis là où ils sont.
La prochaine étape exige que la première ait été exécutée.
Somtech Solutions bâtit ce socle avec ses clients : la chaîne qui produit d’abord, les agents qui opèrent ensuite. Si vous vous demandez où votre organisation se situe sur cette trajectoire, parlons-en.